Contraception orale et anatomie cérébrale

Alexandra Brouillard, étudiante au doctorat au STEAM, a publié un article scientifique portant sur les effets des contraceptifs oraux sur l’anatomie du cerveau.
Auteures : Alexandra Brouillard, Lisa-Marie Davignon, Anne-Marie Turcotte, Marie-France Marin
L’articule s’intitule Morphologic alterations of the fear circuitry: the role of sex hormones and oral contraceptives (titre fr : Un an depuis la pandémie de COVID-19 : les effets délétères de la contraception hormonale sur la détresse psychologique des femmes)
Les résultats de l’étude montrent que :
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À l’aide de l’imagerie cérébrale, nous avons trouvé que seules les femmes utilisant actuellement un contraceptif oral combiné (COC) présentaient un cortex préfrontal ventromédian plus mince que les hommes.
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Ce résultat était associé à la dose d’éthinyl estradiol (estrogène artificiel) : parmi les utilisatrices actuelles de COC, seules celles qui utilisaient un COC à faible dose (10-25 microgrammes), mais pas à dose plus élevée (30-35 microgrammes), était associée à un cortex préfrontal ventromédian plus mince.
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Cette plus faible épaisseur de matière grise était spécifique à l’utilisation actuelle des COC : les femmes ayant utilisé des COC dans le passé ne présentaient pas d’amincissement comparativement aux hommes.
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Notre étude soutient donc la réversibilité de l’influence des COC sur l’anatomie cérébrale, notamment sur l’épaisseur d’une région impliquée dans la régulation des émotions comme la peur.
Pour approfondir votre lecture
Consulter l’article scientifique (disponible en anglais seulement).